Korus Live Session @ Montrouge 19 mai 2014

[edit : voici la première version du texte, celle lu pendant le live @ Montrouge, la seconde version a été postée sous le titre Pour un Korus.]

tout a tout aurait commencé comme ça, je crois : un jour, à Bastille
à Bastille la station, au bastinguage d’une fenêtre qui donne sur le Canal
accoudé un instant pour écouter un air de guitare, le regard dans le vide
puis dans la vie :

ne pas être tout à fait sûr de ce qu’on voit
le désir d’élucider un mot vu de loin, en contre-bas
un tag sans doute mais laissant planer le doute
un micro-mirage / au bord de rive lucide,
un temps de rêve qui cède
au bord du Canal de l’Arsenal

PREZ KORUS MONTROUGE V3.002

est-ce LIST ou LOST ?
tu décide de faire tout le tour, d’en avoir le coeur net
cette voyelle manquante et flottante te rendrait presque inquiet (presque inquiète)
et c’est toute une étoile à cinq mots qui se mettrait à tourner sur ses pentaculaires
c’est dans une langue étrange étrangère : 
LAST la première ou la dernière,
LEST de peur que ce mot pèse,
LOST comme ceux qui sont perdus en mer,
LIST la manière dont la tête énumère et peut être l’écriture première

c’était [LUST]
l’envie pure, le désir par qui tout part

c’était LUST et quoi de plus émoustillant
c’était LUST à éclater de rire

LUST_IMG_3399

car sur le mur où tu te tenais quelques instants plus tôt
car sur le mur specatulaire ce mot

ce
[RUNE]
RUNE_IMG_3410
dès qu’une lettre tinte elle est rune
et dans chaque mot ce qui n’arrive pas à s’éteindre c’est la rune
c’est l’ossécaille et l’écriture oraculaire
hors sa légende originelle

la profondeur d’un mot, la portée d’un sort quand il est jeté pur,
un mot comme une matière commune aux matériaux

et cette envie folle, depuis lors
de lire les tags comme amas de runes oraculaires,
à interpréter selon l’usage immédiatement envisagé
comme un jeu de piste écrit improvisé 
mais par personne en particulier
au yeux de tous
avec des mots qui nous appartiennent tous
notre arsenal et ce qui nous attire dans l’attirail
ce qui s’y noue, ce qui déraille

à nous de ramasser les runes miraculeuses
dont notre instinct aura besoin.

car la ville est pleine et trop-pleine de mots,
comme entre trois royaumes
la rue sa plaque le pannonceau, l’annonce du plan où nous errons
la marque, l’enseigne et la réclame,
braqués comme sur l’oeil : ici pompoms pompes et harpons
et le graffito aussitôt déclaré l’hors-jeu, le larcin, l’hors-champ, 
l’hors-scène et même l’obscène : le signe à l’affût.

Car les murs, dès que la voie est libre et depuis qu’il y a des murs
sont l’objet de coups de cris et de coups crayons, 
de coup de mine et de coupe de sillons.
le doigt, le stylet, le stylo, le canif, la craie, la bombe et le magique marqueur
de son vrai nom.

et la vies organiques de tous ces signes : 
des noms communs, des noms divins, des mots inattendus,
des bons mots des jurons, des inexplicables, 
des indéchiffrables et des indestinables.
certains mots ont voyagés mille ans, pour s’y ficher, s’y afficher,

un mot changé changé en blaze par bis repetitam
changé en son par un regard qui rase
et raffle un mot qui lui correspond
changé en monde entendu, étandant ses sa racine,
glissant à son arborescence de sens.

mais lesquelles plantes ainsi grimpantes aussi cueillir sur les murs ?
Celles dont l’oeil palpe les sons, qui sonneront creux
justement d’être pleins
parce qu’ils ont du coffre, parce qu’ils sont des coffres

[ATOM]
autant commencer par le commencent
c’est-à-dire le contre-sens, l’initiale même
de l’initiation
PREZ KORUS MONTROUGE V3.005

l’ATOME qui ne se divise pas, l’A-TOMOS ou l’insécable quoi
et c’est son vrai nom et c’est sa belle intuition de ce que la matière a en commun
mais c’est faux, en deux ou trois syllabes : l’atome n’échappe ni à la faux,
ni au jeu des échelles passant au micro.

Il en va de même pour les mots
qu’on touche comme un solide, et qui semblerait même indivisibles
en tant qu’entrées en tant qu’identifiés en tant qu’identités
et qui s’effrite en lettres
à remettre au sac comme des jetons de plastique ou d’ivoire
soustraites
et mélangées à nouveau.

et voici que les tags présente en monodose / empirique
un peu de cette matière / quantique antique
avec les mutations de rigueurs (beaucoup de K — beaucoup de causes)
beaucoup d’entorses faites à ce solfège alphabétique.
mais les mots à double-fond sont si propice à la pensée du marcheur 
aux ricochets du joueur d’encoches

et du ricochet.
L’atome et l’ADN s’adonnent ensemble au temps qui braise
pour que ça croisse et pour qu’ça brise

Il n’est pas exclu qu’il n’y ait dans le langage une bonne dose de Chaos et d’os
mais rien n’exclut la chance, ni la trouvaille et ni la branche épiphanique
rien n’exclut la merveille.

Nous nous posons la question du sens, de la scintillation, 
que nous nommions les choses ou que les choses nous rapportent à leur propre nom
au travers du grésillement, du bruit ambiant, 
du roulement du sable sur le sable qui assourdit le plongeur, 
du cancer des klaxons, [de l’étau du chahut même à la sortie des bahuts-bahuts],
à travers le crépitement sur tous les spectres sensibles et insensibles de flashs et de détonations silencieuse, à flanc de falaise, à fleur de peau.

Nous sommes tous

Nus dans le noise qui s’annihile

Ou dans la noise au-delà de la source du Nil

PREZ KORUS MONTROUGE V3.007

[NOISE]

noise et nautique sont cousin, sont sublimes
ils ont Nausicaa pour cousine
et nausia pour ancêtre commun

et quelle figure de peu de proue
dit mieux la dérive à laquelle les mots se livre
qu’un mot bateau à tout égard,
que nausia : la nef, le vaisseau.

oh l’étymologique ou la surprise sans fond
et la généalogie du sens
dans des ses droites lignes dans ses rebondissement
et comme les lettres dansent en siècle accéléré
avec les permutantes avec l’hyper-mutant
s’amuissent ou bien se rockalisent

Tout bord tranchant allant à la mousse, à l’écume au courant.
Certains mutent, certains montent, 
certains furent transfusés à l’occasion d’une invasion

Et tous le devant autant à la chance
qu’à la tectonique des planques
de la langue,
qu’à la mécanique des prismes.

noise et nautique sont cousin, sont sublimes
ils ont Nausicaa pour cousine
et nausia pour ancêtre commun

si l’on sublime la nausée qui nous querelle qui équivaut au mal de mer
et qui s’est trop longtemps interposé aux tympans de la nef
mais qu’est-ce qui nous donne aujourd’hui le mal de nerfs ?
la ville à deux doigt du trop plein / du trop pris

et l’équilibre à double tranchant sur tout univers
où le roulis fait sa loi fait sa férule à la va toujours plus vite

et que des flux de vide ou de vacarme
nous abolissent l’oreille interne

et que les tags appartiennent au bruit de fond à la périphérie de la vision
mais tout ce qui dans le tag tangue
mais le tag adéquat à la minute à l’heure au moment au mot
qu’on avait sans le savoir sur le bout de la langue :

à nous de pirater ces mots / quels qu’ils sont
à ré-apprivoiser même les déflagrations

la noise est une musique qui a su recréer la mer
comme une marée de basses dépassant les frontières du corps

il y a un art de chavirer de bord
comme on a navigué avant les cartes, avant l’affaire du point,
avant d’en faire le point à coup de sextant et d’octant
avant de faire la mire sur des étoiles textées, sextées, toutes en octées.

au coeur du bruit, l’informe, l’information l’en formation qui forme,
non la terre ferme ou la terre fermé mais la mer ouverte, ouvrante

en vague, en nappe, en plans de profondeurs distantes
en planche en esquif en berceau de rosier

autour du Maelstrom auteur des tourbillons
à cause de Poe et du Pequod
mais comment mettre la main sur un flotteur salutaire
et sauver sa peau dans cette spirale sans fond
sans saisir
que ce cercueil n’est pas le nôtre ! Et qu’il n’y a pas de honte  s’en faire un radeau !
c’est le secret de certains livres, et la propriété de certains films
c’est le pouvoir de certains mots

[Et voilà qu’une coquille de noise nous a sauvé de la noyade.]

Ecoute ? J’écoute. Ecoute ? J’écoute.

Il faut s’emparer des mots, et s’inventer des prises, des sursauts, des rebonds.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.008
.[EKOUT]

il en va ainsi des verbes, changés en blasons, en nom de guerre au nom d’Aguirre
en noms de plumes qui planent en nom de scènes
pure injonction, sans locuteur, sans locution

Et comme il y a FUCK qui est peut être un conseil, qui peut être un mot doux, comme il y a KRÈVE qu’il vaut mieux ne pas trop prendre à la lettre 
sauf si l’on a passé sa vie dans une bulle de savon

écoute, comme une corde à vide : l’ouïe, l’audition
les poissons respirent par les ouïes
et nous nous respirons par les sons.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.009

[CIRE]
et nous sentons le monde
à partir de dés de cire
de cartes et de désirs
de nécessaire d’écritures inouïes

la cire mémoire des sceaux 
la cire des premiers sillons cylindrique à musique,
la cire des bouchons qu’Ulysse dispense et dont il se dispense 
pour être ravagé par la mélopée, par l’air des sirènes,
et celle des brassées d’Icare dans les airs

la cire était notre colle elle était notre feuille, notre mémoire plastique
la forme fidèle et déformable aujourd’hui numérique
la cire est plus noble qu’on ne le croit

alors à nous ces bribes de scribes

à nous le fait que le langage comme l’argile peut être cuit
reste parfois cru
et qu’il peut fondre

mais sur qui ?

PREZ KORUS MONTROUGE V3.011
[SUMER] / [HEPIC]

nous passerons cet été à Sumer
Ce sont les murs qui parlent, ils s’adressent aux murs d’autres cités
passées, futures
Ce sont les murs d’Uruk ils parlent d’enceinte et de briquetage
et c’est un caquetage d’empire et de pierres premières
ils parlent de leurs rainures et de leurs fondations 
ils parlent
et cette parole épique c’est la première histoire,
au plus près du poème : l’épopée-même
de Gilgamesh
comme une poupée-gigogne aux histoires enchâssés,
déjà le Déluge, déjà l’Odyssée
comme les murs au seins des murs au sein des murs de la cité

C’est la première histoire
et Tout est sujet à épopée
le geste, ton geste
mis en pensées : la Geste.

Et la première comparaison
de la première tablette
de la première épopée,
s’adosse à l’enceinte
elle dit regarde la finesse du briquetage de ce grand mur d’Uruk :
elle dit «beau comme un filet à oiseau».
À cette invitation de la voix, la brique le cède aux mailles,
le mur le cède au réseau.
Ce premier beau comme, belle comme,
c’est le maillon et la jointure entre deux objets distincts,
et la pensée ouvre la main
et la chimère n’est plus très loin.
jeter un filet comme on jettera plus tard des sorts.
Jeter un filet d’attentes, être atteint, faire attention.
Précaution des gestes, adéquation des mailles, surprises, parfois, de la prise.

En écoutant, l’on filtre, en se rappelant, on forme, en partageant
(et en partageant seulement), l’on sait. — l’on sème.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.013
[EVOQUE]

Evoque donc, car il s’agit d’évoquer et de vocaliser / dans le vacarme et l’analyse
dans la tranquille irisation

[ONIX]

PREZ KORUS MONTROUGE V3.014
aussi relève de la géographie des sanctuaires
relève de la psycho-géographie
et du sonnet en X, du sonnet en X-OR vous savez, ce mystère,
et je ne vous parle pas d’X-OR de Shotaro Ishinomori
sage héritier télévisuel de San Ku Kai
dont le dessinateur de science fiction Philippe Druillet
affirme qu’elle est issu d’un projet de collaboration franco-nippon
d’un Lone Sloane avorté.

Non je pense au poème de Mallarmé — mais la pensée va par vague vous savez
«Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx»
et fixe, et styx, et des licornes ruant du feu contre une nixe
et de scintillations sitôt le septuor

et les rimes rares et les créatures légendaires, et l’aboli bibelot, et le néant sonore.

Car il est des miroirs d’onix et d’obsidienne qui sont tout à fait noir ou tout à fait polis
et dont le reflet absorbe bien plus qu’il ne réfléchit

Car il est des poèmes car il sont des chansons qui nous ont conforté, réconforté et rendus plus forts — cette mixtape est tapissée dans nos abysses
et reste éparse en ton for

parfois la rue nous tend des perches ou des perchoirs
et nous plongeons dans les rayons de cette mémoire

la pschogéographie à portée de ponts, à portée de puits
j’ai vu un an plus tard ce tag écrit d’une autre main / dans un échafaudage (il faut le faire)
et tout ici échafaudé — comme s’il s’agissait d’élucider

le message d’une main totalement étrangère et pas pour un sous pseudonyme
qui prendrait sporadiquement en otage des étages entiers du réel
sur le pas d’une porte, d’un pan de mur, d’une contremarche,
proche la croisée de la fenêtre et du miroir.

des ponts, des points : des passages
il y a à Paris mille milliards de tags
et c’est bien le diable si nous n’y trouvons pas notre compte ou notre île
de Monte-Christo. Mille millards d’îles aux trésors, d’enclaves et de mots-clés.
Et sans aucun doute le clavier n’est-il qu’un trousseau de clés arrangé de manière plane.
Nous aurons des mots-clés pour accompagner au clavier nos machines à écrins.

chaque mot valant son enquête assidue
porte au-devant de nouvelles portes, de nouvelles fenêtres,
de nouveaux ponts, de nouveaux points :

l’onyx en son temps était prisés pour ces camés gravés ou pour les sceaux
l’Onix moderne nous fait l’honneur d’un caméo —
car la première rencontre avec ce tag s’est faite en plein dix-huitième
arrondissement de Paris.

Et voilà qu’onyx était un des petits noms qu’on donnait à la pierre
dans les inépuisables carrières de Gypse qui pullullaient dans la zone.
L’Onix de Montmartre — tu parles d’un phoenix.

Ledit gypse n’étant autre que celui dont on tirait le plâtre
La poudre et l’enduit même : c’est d’un commun, c’était d’un précieux
et pour cause, ce plâtre a fait Paname au fil des siècles, il est partout
et ces carrières sont l’apocryphe caveau de la Commune.

On français, on a pas 38 mots pour parler de la neige, mais pléthore pour le plâtre.

Cette poudre à bâtisse et pour fissure,
pour blanchir et pour réduire toutes sortes de fracture.

Paris brûle-t-il ? Paris brûle-t-il ?
raconte le conte du Général Von Son-Compte-Est-Bon

Non, car les murs et les plafonds sont de ce blanc qu’on dit de Paris,
et qui est, c’est tout à fait propice, tout à fait ignifuge.

Londre a brûlé au fil des siècles plus de fois qu’à son tour. Pas Paris.

Paname avait une amulette et l’ignorait.
Voici l’aura derrière l’onix, et je l’ignorais : jusqu’à ce que.
Paris braille-t-il ? Oui, mais il faut fermer les yeux et lire le braille au mur.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.015

Qui n’a jamais, par amitié, écrit sur un plâtre ?

[TRIADES]

c’est un slam qui dégénère et s’regénère en floraison, en frondaison
et juste écrire comme une colonie de corail 
en mode O.K Corral

J’aim les tags en trios de consonnes en triades
qui nous rappellent à nos cinq doigts de voyelles,
et combien récente et cruciale est cette main dans nos desseins.
Et quelle randonnée pour en arriver à nos 26 lettres
Et que le Betagam le cède à l’Alphabète,
Aleph Bêle, Guimel Halète.

Passé les rébus du début, c’est une véritable machine à sous, euh, machine à sons,
revoilà le phénix mais il est phénicien, il est très phonétique
Bandit Manchot, Body Manchette : au gré des mutations.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.016
[L.S.T.]

et comme en flottaison, Liste compte fleurette à Lost, et Last but not Least, Lust est très Leste dans ses façons. Las Lost est lesté de plombs de typographe pour son plongeon
vers
PREZ KORUS MONTROUGE V3.017

[L.Z.R]

et même l’envers des panneaux directionnels 
semble indiquer un contre-courant dans la circulation.
Est-ce Lazard le revenant, ou Lisière la frontière.
Est-ce le lézard de ces lézardes ?
Ce qui s’hasarde à dire, en nous, qui l’interprète.

PREZ KORUS MONTROUGE V3.018
[K.R.S]

et nobostant le groupe de Hip-Hop, happé par l’époque,
nous oscillerons
entre CUIRASSE et CARESSE
qui nous protège
qui nous frémit

lire comme un ouvrir, voir, comme un ouvroir, 
je vois KORUS ce soir —une épopée à partager comme un lieu de mémoire

J’écris un Korus, pour chœurs asynchroniques, 
et le Corpus est composé de mots qui portent haut comme l’aube leur étendard

[MOEB] / [ARZAK]

en cette Horus demeure
j’ai vu Moeb écrit sur la bouche du métro
Arzak est sur un banc de Belleville
c’est Moebius qui dort dans cette ville
Ci-Gir le grand rêveur du garage H., du désert B., des jardins d’Edena.
l’arcane Major

tout_Arzak_dans_la_rue_qui_nous_dit_que_Moeb__vit.

[EFFACÉS]

J’écris, je capture, la ville se régénère.
Elle se meut et mue en permanence
et je ne pense pas qu’elle meurt — ni sous les graffiti, ni sous la lutte de la marée-chaussée contre la marée même, on écrit, cela passe, on efface — et certains endroits conservent parfois les traces.

Le lendemain même de l’histoire de Bastille et de son arsenal de mots atomisés, 
de pierres dispersées et réutilisées,
le lendemain même RUNE avait disparu et LUST avait résisté.
PREZ KORUS MONTROUGE V3.020
si les inscrits présentent un mystère, que dire des effacés ?
chaque recouvert (mais jamais à la perfection),
chaque chiffoné et remélangé à la couleur, au fond
devient à son tour un joker
et n’importe quel tag, au fon, de notre table des matières

PREZ KORUS MONTROUGE V3.022

La liste des Lost, et dans l’épaisseur du mur ou du mille-feuille d’affiches,
notre dictionnaire oraculaire
PREZ KORUS MONTROUGE V3.023
notre atlas en mode flipper

notre Corpus Cristal

Le très humble incipit, du Korus Corpus.

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